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La prothèse de hanche est une des interventions majeures en orthopédie. La nécessité d’une prothèse de hanche intervient pour diverse raison. Malgré le caractère banal que peut avoir cette intervention, elle n’en demeure pas moins risquée et délicate, heureusement de nouvelles techniques en France permettent d’améliorer la qualité de l’opération, ainsi que de diminuer les risques.

Pour quelles raisons doit-on avoir recours à une prothèse de hanche ?

L’intervention qui consiste à se faire poser une prothèse de hanche est une opération qui est devenue assez banale par sa fréquence et sa maîtrise par les chirurgiens orthopédiques français. Cependant, toutes les interventions ne se valent pas et tous les praticiens n’ont pas la même expérience. La chirurgie orthopédique qui regroupe ainsi de nombreux actes comme :

– la prothèse d’épaule
– prothèse de genou
– prothèse de hanche
– l’arthroscopie
– fracture de la cheville
– Hallux Valgus… est une pratique très rependue notamment proposée aux patients étrangers.

La majeure partie des cas de pose de prothèse de hanche interviennent du fait d’un vieillissement du cartilage de l’articulation de la hanche autrement nommée : arthrose ou coxarthrose. Cette arthrose se manifeste généralement par des douleurs aux articulations, dues justement à l’usure du cartilage de l’articulation.

Les principales causes de cette arthrose peuvent-être
– mécaniques (mouvement répété et intense de l’articulation)
– génétiques (prédisposition à des facteurs de risques)
– inflammatoires ou du tout simplement à la vieillesse.

La pose de prothèse de hanche peut aussi être due à une fracture du fémur, qui intervient lors de traumatismes sévères. Le fémur étant l’os le plus gros et solide que le corps humain possède. La nécessité d’avoir recours à une arthroplastie ou un traitement par ostéosynthèse dépend de la fracture. L’arthroplastie consistant principalement à remplacer le col et la tête du fémur par une prothèse et le traitement par ostéosynthèse qui consiste à aligner les morceaux fracturés et les fixer entre eux pour reformer l’os sont les principaux traitements.

Enfin, la pose d’une prothèse de hanche peut avoir lieu lors d’une nécrose de la hanche, autrement appelé ostéonécrose de la hanche ou ostéonécrose avasculaire. Ce phénomène est dû à une altération du flux sanguin dans la tête fémorale. L’os étant privé d’irrigation sanguine, il se fragilise et se nécrose, ce qui nécessite une intervention chirurgicale et donc la pose d’une prothèse de hanche.

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En quoi consiste l’intervention ?

Dans sa globalité la pose de prothèse de hanche se caractérise par, le remplacement du col et de la tête du fémur par une prothèse qui vient se fixer directement dans le fémur. Cette partie est appelée la tige fémorale (col du fémur) et bille (tête du fémur). Une autre partie concave est fixée directement sur le bassin, pour remplacer le cartilage usé de la hanche et faciliter le mouvement. La prothèse permet ainsi de redonner le mouvement de l’articulation en enlevant tous les symptômes inhérents à l’arthrose, la fracture du fémur et la nécrose de la hanche.

Plusieurs techniques utilisées en France permettent aujourd’hui de réaliser les poses de prothèses de hanche avec un minimum de risques, cependant, une nouvelle technique mini-invasive particulièrement maîtrisée par les chirurgiens orthopédiques français permettent d’effectuer cette intervention de manière mini-invasive, ou en ambulatoire. L’importance de la maîtrise de la chirurgie orthopédique est donc nécessaire et pour ce faire la société française d’orthopédie a permis l’avancée des techniques et le partage de connaissances entre les praticiens français ce qui a donné naissance à la mise en place des protocoles chirurgicaux révolutionnaires. De nombreux patients francophones vivant en Afrique ou au Canada ont recours à ces techniques opératoires en France, du fait notamment du caractère moins invasif et d’un risque d’infection qui est quasi nul en France, contrairement à leur pays d’origine.

L’intervention par voie antérieure de Hueter (ou mini-invasive)

Cette intervention révolutionnaire est aujourd’hui très peu pratiquée et maîtrisée dans le monde, néanmoins en France cette technique s’est démocratisée et est très reconnue. Elle consiste à passer par la voie antérieure, ce qui signifie qu’on ne coupe aucun muscle afin d’avoir la meilleure visibilité possible. Le fait de ne pas couper de muscle permet de récupérer beaucoup plus rapidement après l’intervention et de ne pas perdre de performance musculaire due à l’intervention comme c’était le cas avant cette technique. Par la suite, on coupe directement au niveau du col du fémur, afin d’extraire la tête du fémur. On insère l’implant de la prothèse de hanche qui est recouvert de microbilles en titane et d’une matière innovante « l’hydroxyapatite », qui va permettre à l’os de pousser dans cette matière et donc de tenir dans le cotyle (la cavité). Il s’agit d’un implant sans ciment qui est une innovation importante en chirurgie orthopédique. À l’implant on vient y ajouter la prothèse élaborée en matière céramique tout aussi innovante, car ce type de prothèse a une durée de vie très importante, qu’elle ne se change pas. L’intervention dure généralement moins d’une heure et demie. Cette intervention réduit considérablement le risque de luxation et la rééducation devient alors optionnelle puisque les patients peuvent se lever dès le lendemain de l’intervention.

L’apport de la voie antérieure

Aujourd’hui, la technique opératoire la mieux adaptée est la technique de la voie antérieure de Hueter. Cette technique mini-invasive permet ainsi d’effectuer une intervention chirurgicale qui était alors lourde (une prothèse de hanche nécessitait un suivi postopératoire d’une vingtaine de jours) et invasive puisqu’on était obligé de passer par le muscle pour mettre la prothèse. La technique de la voie antérieure permet de ne pas sectionner de muscle et ainsi permettre un meilleur rétablissement. Cette technique chirurgicale, la plus utilisée en France montre des résultats époustouflants, certaines cliniques la font même en ambulatoire, tellement le rétablissement peut être rapide, en fonction des patients !

Hormis cette technique innovante, un des docteurs de Medifrance Solution, qui vient de déposer un brevet avec l’entreprise Smith & Nephew, pour la conception d’un nouveau genre de prothèse, recommande les couples de prothèses en céramique. « La céramique a le gros avantage d’éviter les frictions importantes et est beaucoup mieux supportée que les prothèses en métal ». Avec les prothèses en céramique, moins de 2% de reprise de prothèse de hanche sont effectuées après 4 ans d’intervention contre 20% pour le resurfaçage ! De plus, les couples en céramique éliminent les risques de luxation tout en ayant une longévité plus importante que les prothèses en métal. L’avenir de la prothèse de hanche semble être la technique de la voie antérieure et des prothèses en céramique, qui permettent pour les patients qui doivent se faire opérer de la hanche d’avoir une prothèse de hanche à vie avec un meilleur suivi et un meilleur rétablissement que par resurfaçage classique.

Aujourd’hui dans le monde, la technique de la voie antérieure de Hueter tend à se démocratiser comme les prothèses en céramiques du fait notamment de leur fiabilité. Les patients étrangers qui souhaitent avoir recours à une chirurgie de la prothèse de hanche en France, et à des soins orthopédiques en France préfèrent les prothèses de hanches en céramique par voie antérieure de Hueter, car elles permettent assurément au patient de pouvoir être rétabli plus vite et d’avoir un suivi simplifié par rapport au resurfaçage classique. Les patients qui souhaitent se faire soigner en France ont accès à la chirurgie de la prothèse de hanche via la technique de la voie antérieure.

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Le resurfaçage une technique opératoire à se méfier ?

Le resurfacage est une technique opératoire tout aussi importante. Dans un premier temps, le chirurgien repère l’axe d’inclinaison de la future prothèse sur la hanche en perçant un trou de 15 cm du col jusqu’à la tête du fémur par radioguidage. De cette façon le chirurgien peut être le plus précis possible et le trou permettra d’y insérer la prothèse. La tête fémorale est alors mesurée afin de pouvoir adapter la prothèse. Le chirurgien creuse donc le bassin pour pouvoir y inclure la cupule (partie de la prothèse fixée au bassin). Enfin, le chirurgien va creuser toute la partie abîmée de la tête du fémur afin de ne laisser que le cœur de l’os, qui sera alors sculpté afin d’obtenir la forme de la prothèse. On vient fixer la bille de la prothèse de hanche directement sur le fémur grâce à une résine qui va cimenter la prothèse à l’os. Cette technique est possible sur les patients âgés de moins de 55 ans et grâce à une équipe orthopédique  qualifiée. En France, elle est effectuée avec des matériaux innovants qui permettent de réduire la période de rééducation et les risques de luxations.

De nombreuses destinations médicales asiatiques, européennes ou d’Amérique du Sud proposent uniquement un resurfaçage de la hanche qui est une technique chirurgicale dans le cadre d’une prothèse de hanche, qui consiste, comme on l’a dit à percer le fémur afin d’y enfiler la prothèse qui sera ensuite fixée au cotyle de la hanche par une cupule en métal. Cette technique notamment répandue aux États-Unis, en Inde, en Thaïlande… permet la mise en place d’une nouvelle articulation de la hanche sur un couple métal/métal (prothèse en métal sur une cupule en métal). Cette technique qui fut alors expérimentée dans les années 2000 se voit cependant de plus en plus être interdite du fait de sa fiabilité à moyen et long terme et pour les femmes qui supportent généralement moins bien les prothèses en métal. En effet, le taux de reprise pour une prothèse de la hanche avec la technique du resurfaçage est de 20% pour un délai de 4 ans, qui précède l’intervention.

En 2014, la HAS (Haute Autorité de Santé) a ainsi interdit la pratique du resurfaçage, dans le cadre de la pose de prothèse de hanche du fait de ses résultats alarmants. Cette technique chirurgicale garde cependant des attraits pour les sportifs et les jeunes patients (en dessous de 55ans). Mais il est encore difficile d’évaluer les risques de reprise suite à un resurfacage de la hanche. La technique en elle-même ne serait pas mauvaise, bien au contraire, elle permet de garder le plus d’os possible et est donc conservatrice. Cependant, le couple métal/métal appliqué lors des prothèses de hanches aux États-Unis, en Inde ou en Thaïlande semble être à l’origine des problèmes de reprises. Même si le couple métal/métal de la prothèse de hanche permet d’éviter toute ostéolyse de l’os, elle est contre indiquée chez toutes personnes souffrant d’insuffisance rénale, étant donné que les débris d’usure de la prothèse en métal sont filtrés par le sang. De plus, dans le cadre de soins pour des patients étrangers, effectuer une prothèse de hanche à l’étranger avec la technique du resurfaçage nécessite un suivi particulier, tant les réactions de l’organisme aux prothèses en métal peuvent être particulières.

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Comment choisir une prothèse ?  Différents types de prothèses.

Différents types de prothèses existent en fonction des cas et des causes de la pose de prothèse de hanche. Les prothèses avec une bille en céramique ou métal s’insérant dans une cupule en polyéthylène sont les plus courantes. Néanmoins, d’autres prothèses innovantes existent telles que les prothèses avec bille et cotyle en céramique. Un chirurgien orthopédique français a même mis en place une prothèse avec un revêtement et un protocole spécifique qui fait qu’il n’y a plus aucun risque de luxation. Cette innovation permet notamment d’améliorer grandement la récupération du patient et donc de réduire les durées de séjour.

Les suites opératoires après la pose d’une prothèse de la hanche.

Le suivi postopératoire peut être couplé à une rééducation (en fonction de la technique chirurgicale utilisée et des cas). La marche doit s’effectuer de manière progressive et des séances de kinésithérapeute peuvent vous être proposées. La cicatrice peut se situer au niveau de la fesse ou à l’extérieur (en cas de technique mini-invasive), avec les techniques chirurgicales révolutionnaires les chirurgiens orthopédiques français font des cicatrices discrètes et peu visibles voir invisibles en fonction des patients.

Se faire soigner en France et la pose d’une prothèse en France.

Se faire soigner à l’étranger se révèle être un réel gain de temps, d’argent et de qualité vis-à-vis des patients internationaux, tels que les patients Canadiens pour qui la médecine est extrêmement couteuse et pour lesquels les assurances se tournent vers des destinations médicales afin de réduire leurs coûts. Les patients africains qui pâtissent du plateau technique avec des chirurgies ouvertes et compliquées en orthopédie, ce qui entraîne des risques d’infections importants et des carences qualitatives. Mais est-ce tout ? Et les destinations médicales remplissent-elles ces critères d’attente ?

Effectuer une chirurgie prothétique de la hanche en France est intéressant pour diverses raisons.

  1. Le coût de la chirurgie de la prothèse de hanche est assez bas par rapport aux autres pays européens, qui emploient des standards presque équivalents.
  2. Que ce soit dans le cadre d’une évacuation sanitaire vers la France, de soins programmés, la prothèse est garantie à vie, ce qui permet d’éviter toute reprise quelques années plus tard.
  3. La chirurgie mini invasive employée supprime les risques d’infections majeurs en permettant un rétablissement extrêmement rapide puisque le patient peut déjà remarcher presque instantanément après son opération.